Luang Prabang, ou comment avoir froid en pull dans un pays tropical

Certes, je poste cet article depuis la France, mais pour ma défense, il a été écrit à Vientiane en décembre lors d’un énième journée improductive au boulot. Mais au Laos, entre écrire un article et le poster, photos à l’appui, il se passe facilement 2 semaines, connexion internet oblige.

Pour resituer, l’histoire se passe le premier week-end de décembre (il y a un mois, mais vous avez l’habitude). Le 2 décembre, c’est fête nationale au Laos, l’occasion pour les Lao d’afficher leur amouuuur du parti communiste en accrochant un drapeau du Parti à toutes les maisons. Le lundi 2 décembre, c’est aussi jour férié, l’occasion ou jamais d’en profiter pour explorer Luang Prabang, à quelques 300km au Nord de Vientiane. Car non, à part ça, je n’ai pas de jours de congés.

Luang Prabang, donc, charmante bourgade qui fût un temps la capitale de ce beau pays qu’est le Laos. Aujourd’hui, elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, principalement pour protéger ces beaux bâtiments coloniaux et éviter que la ville ne devienne l’industrie du tourisme de masse. Je dois avouer que niveau charme et authenticité, j’ai été agréablement surprise.

 

En même temps, après avoir failli mourir plusieurs fois sur le trajet en bus, tout nous semblait merveilleux, même sous la pluie, en tongs par 15 degrés dehors. On avait d’abord opté pour l’avion, et puis notre conscience budgétaire nous a rattrapé et on a choisi l’option bus de nuit pour 80 dollars de moins. Ce que l’on ne savait pas, c’est que pour chaque dollar économisé, tu diminues ton espérance de vie d’autant. 80%, donc.

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Goodbye cruel world

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Le bus en soi était plutôt sympa, avec ses trois rangées de pseudo-lits superposés où tout est fait pour que tu passes une bonne nuit : couverture, siège inclinable, bouteille d’eau et petit gâteau bien gras. Ce qui n’était pas précisé en revanche, c’est qu’une fois que le bus démarre, l’idée même d’une « bonne nuit » te semble loin. On lance la musique lao, pour se mettre dans l’ambiance. Le chauffeur avance dans la brume, et s’engage sur des routes de montagnes sinueuses où la seule façon de signaler sa présence au conducteur d’en face est de donner un grand coup de klaxon. Le chauffeur conduit donc pendant 10 heures d’affilée, en pleine nuit, sans pause, sur des routes bordées de ravins et… dans le brouillard. Dans ce cas-là, tu n’a qu’une chose à faire : dormir. Vite. Pour ne pas y penser. Et on peut témoigner : le chauffeur ne voyait pas à trois mètres, quelqu’un lui essuyait le pare-brise pendant qu’il négociait des virages serrés à toute vitesse et les roues se sont sûrement décollées à plusieurs reprises dans les virages.

Autant dire qu’on était pas mécontents d’arriver, même si ça impliquait de se prendre 15 degrés dans la figure et une vieille pluie parisienne toute dégueu. On a trouvé une guesthouse pas chère, et c’était parti pour 3 jours de glande ! (Oui parce qu’en vacances, faut pas trop nous en demander non plus. Notre vie est tellement active à Vientiane, ça serait dommage de se surmener).

Bon, pour notre défense, Luang Prabang est une ville un peu hors du temps où il faut prendre son temps, manger, boire une bière, manger, ne rien faire, boire une bière, manger, se reposer. La ville en elle-même n’est pas grande, deux rues principales, tout se fait à pied. Evidemment, c’est blindé de touristes, mais rien d’envahissant. Ici, c’est plutôt les cinquantenaires en totale combi Quechua et chaussures de randos, ou les jeunes backpackers en quête de spiritualité.

A Luang Prabang, tu as le choix entre (1) visiter les temples (2) se balader aux alentours parmi les cascades et les éléphants (3) glander à la terrasse d’un café en faisant des commentaires sur les gens qui passent.
On a fait les trois, ce qui a déjà bien rempli notre week-end. On a commencé par monter au Phou Si, colline au milieu de la ville sur laquelle trône ceci :

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Mais d’abord, il faut monter ça :

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Mais ça vaut le coup, puisqu’en haut, on a droit à cette vue:

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Oui bon, la rivière est marron, mais on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

Le lendemain, on a pris un tour/package tout compris (oui, j’ai honte) direction les cascades de Kuang Si et le « Bear Rescue Centre », un endroit qui, comme vous l’avez compris, sauve des ours en détresse des méchants braconniers. Et ils ont plutôt la belle vie:

Bear

Et détrompez-vous, la rivière du dessus a beau être marron dégueu, quand on s’éloigne un peu on a le droit à de l’eau dans ces tons-là:

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Note: de l’autre côté, il y a une horde d’anglaises en bikini qui se baignent en poussant de cris stridents, mais concentrons-nous plutôt sur la bôôôté du paysage. Et de ces cascades:

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Bref, en évitant la foule de japonais et d’anglaises, ça valait les 10 dollars dépensés pour le tour.

Le dernier jour, activité 3 du programme du parfait touriste, on a glandé en ville, alternant entre cafés, bars, cafés, bars et restaurants. La température étant remontée de quelques degrés, atteignant presque une chaleur raisonnable (18 degrés !) il fallait en profiter. Mais de toute façon, glander dans la ville fait partie des incontournables, pour les vieux bâtiments coloniaux et le charme de l’endroit.

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Le lundi soir, on a repris le couloir de la mort direction Vientiane : un nouveau trajet de 10h en montagne dans le brouillard nocturne avec un chauffeur aux tendances suicidaires. Mais on est au Laos, et au Laos tout peut arriver… même nous, en vie, et à l’heure pour le boulot ! Ce pays n’en finit pas de me surprendre…

D’ici le prochain article (on va essayer), noyez joël et beaux nénés, bisous les copains !

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